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Sunday, March 16, 2014

Le matin numérique

Il existe des matins comme ce matin, où lors de ma douche matinale, sous le déluge numérique, je me retrouve à lire des billets de deux personnes que j'apprécie énormément. Des "amis" digitaux, des "frères" de pensée, des gens que je suis (qui suis-je quand je suis d'ailleurs?) et qui me suivent. Se connait-on ? On s'est croisé. C'est bien ça le miracle d'Internet !

Alors voici les articles en question:


Bref, ça bouillonne en France sur le sujet du digital. Mais, en même temps, je dirais que dans la plupart des entreprises, les chantres du digital sont toujours des pestiférés, des animaux de foires, qui ne rentrent dans aucune boite prédéfinie de l'organisation.

On les écoute, on les invite aux conférences, mais en interne dans les sociétés, on s'en méfie. Ils sont plus que jamais isolés, voire "pourchassés", car il faut qu'ils rentrent dans le rang des beni-oui-oui. Face à la peur que génère cette nouvelle révolution (et ses prédicateurs), l'accélération de la mondialisation, les contrôles et la hiérarchie sont renforcés, les espaces de libre créations réduits, le droit à l'erreur n'existant toujours pas ! Et c'est humain, beaucoup cherchent à se ramener à un état stable, au status quo rassurant, en faisant semblant de faire sans prendre de risques. "Cette révolution va bien finir par passer. D'ailleurs nous cela ne nous touchera pas."

Communicants, insérés dans les flux numériques, les "révolutionnaires du numérique", font peurs au PR et managers des sociétés qui les emploient. Il n'est donc pas étonnant de découvrir que ces intra-preneurs digitaux sont aujourd’hui  et pour la plupart des consultants externes aux entreprises ou des entrepreneurs de start-ups avisés.

Après des années de Fordisme, et de mise en place de processus standardisés (où tout le monde est remplaçable et plus personne responsable avec les impacts que l'on connait sur l'engagement), il devient difficile, voire impossible de faire bouger les choses en interne.

La seule solution , la seule qui marche, c'est de sortir les "forces digitales" des contraintes anciennes (il faut les changer d'espace) et de les laisser inventer la nouvelle entreprise, les nouvelles offres, les nouveaux produits.  "Le numérique, c'est de l'industrie lourde", assure le Directeur général de Voyages-sncf.com.

Pour ceux qui sont inquiets, on peut mettre de l'ordre dans le chaos fractal, mais il faut savoir prendre des risques, sortir des sentiers battus et protéger ces "chercheurs d'or" numérique. Et une fois trouvé, le filon ne sera exploitable que quelques dizaines de mois. Pas plus !